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Rue des remparts

Porte de la Prison

Porte du Château
Porte
Rue Gabriel Péri
 Porte
du Clos
Place de la Mairie
Place
Chauvier
Lavoir
de Couchoire
Fontaine
de la Poissonnerie
Chapelle
Notre-Dame de Montaigu
 Statuette
miraculeuse de la Vierge  Eglise
Saint-Etienne  Le
Musée-Galerie Honoré Camos, ancienne chapelle Saint-Etienne  Le
Monument
aux morts |
Les
remparts et les portes
Les
premiers remparts de Bargemon datent du XI ème siècle. Ils mesuraient
en moyenne 12 mètres de haut et 1,50 mètres d'épaisseur.
Une tour de guet était disposée tous les 10 mètres environ.
La
Porte de la Prison est appelée ainsi car l'entrée de l'ancienne
prison datant de 1582 se trouve à sa droite (ne se visite pas). Les cellules
comportent encore des anneaux scellés dans le mur où l'on enchaînait
les prisonniers. Elle servit une dernière fois à la Libération
en 1944. La
Porte du Château est constituée de deux tours accolées. La
petite construction sur le rempart est appelée par certains "le logis
du guetteur". En fait, ce serait plutôt le lieu d'aisance de ce dernier.
Sur
la Porte de la Tour de l'Horloge (rue Gabriel Péri) les rainures de la
herse de fermeture et les gonds de la porte sont encore visibles. L'horloge,
aujourd'hui électrique, comportait, sous l'Ancien Régime, un mécanisme
complexe qui donnait non seulement l'heure mais aussi les phases de la lune. Celui-ci
est exposé au Musée-galerie Camos. La
porte du Clos se situe entre la chapelle de Montaigu et la Tour du Clos (1589).
Les gonds dans le mur sont encore visibles.
Les fontaines
et les lavoirs
La
fontaine de la Place de la Mairie fut mise en place en 1805. Elle est intacte
en son état d'origine. Elle possède un mélarguier, genre
de lavoir, qui permettait d'abreuver les bêtes, de laver le linge ou les
peaux des tanneurs du pays. La mairie, ancien hôpital au Moyen-Âge,
a conservé sur la façade son nom de Maison
commune.
La
fontaine de la Place Philippe Chauvier (nom d'un poète provençal,
1833-1903) date du XVIème siècle. Elle est classée. Elle
ne possède plus le déversoir qui permettait de laver le linge.
Le
lavoir du quartier Couchoire est l'ancien lavoir municipal. Il a longtemps été
un dynamique centre de diffusion de l'information locale par le bavardage incessant
des lavandières. Sur la route menant vers Callas se trouve la fontaine
dite de Couchoire qui donne une eau que l'analyse a révélée
être proche de celle de l'eau d'Evian. Cette fontaine est surmontée
d'une sculpture moderne due à l'artiste Sauveur Ramos.
La
fontaine de la Poissonnerie fut construite au début du Premier Empire.
C'est la plus ancienne du village. La Poissonnerie (en provençal Peissounarié)
est la déformation de Pellisserie, son nom original. Elle semble curieusement
surmontée d'un ... artichaud. Comme la fontaine de la mairie, elle était
utilisée par les tanneurs.
Les
lieux saints La
chapelle de Montaigu fut érigée en 1609 par la confrérie
des pénitents blancs sous le vocable de l'Annonciation. Elle prend en 1635
le nom de Notre-Dame de Montaigu en raison d'une statuette miraculeuse de la Vierge
apportée de Montaigu en Belgique (Scherpenheuvel). La nef centrale mesure
20 mètres de long sur 7 de large. Le retable doré du maître-autel
est grandiose. La nef de gauche dans laquelle se trouve l'autel de Saint Joseph,
est remarquable par ses colonnes torses sculptées dans la masse. L'église
Saint-Etienne est l'église paroissiale (36m de long, 10m de large et 13m
de haut). Elle est extérieure aux remparts dont on aperçoit les
meurtrières. Les deux têtes d'anges en marbre du maître-autel
sont attribuées à Pierre Puget. Le clocher écroulé
en 1642, a été reconstruit en 1662. La cloche a été
achetée par souscription publique en 1937. L'ancienne
chapelle Saint-Etienne (actuel Musée Camos), située près
du cimetière, était occupée par la confrérie des pénitents
noirs (d'après la couleur de leur cagoule). Les prieurs étaient
inhumés dans la crypte (on peut en voir quelques ossements). En tant que
lieu de culte, elle fut désaffectée en 1912 à cause du clocher
qui menaçait de s'écrouler. Le
Monument aux morts Sur
la route de Seillans, à la sortie du village, le monument aux morts de
1914-1918 dresse son fier poilu. Cette statue a été coulée
dans le bronze de la cloche provenant de la chapelle Saint-Etienne. Les grilles
du jardinet ont aussi la même provenance. |